Biographie

Didier Porte est né le 29 janvier 1958, à Compiègne, de parents français de souche depuis plusieurs générations. Adepte de la démographie participative, il est à l’origine de la conception de quatre enfants viables (jusqu’à présent), au teint clair et aux cheveux châtain (clair également). Il est titulaire d’une maîtrise de Sciences-économiques délivrée par l’Université Paris X Nanterre et obtenue au terme d’une scolarité rythmée par de nombreuses et roboratives actions revendicatives mais néanmoins sanctionnée par un baccalauréat agrémenté de la mention Bien (Il n’en revient toujours pas !).

En 1984, il décroche son premier boulot comme journaliste localier à la Dépêche du midi, d’où il se fait prestement éjecter moins d’un an plus tard. Heureusement pour lui, sinon aujourd’hui, il serait sûrement devenu conseiller général Radical de gauche dans le Tarn et Garonne.

De retour à Paris, il accomplit de nombreux stages aux vertus salutairement formatrices, notamment à la radio bolchevique TSF 93, ainsi qu’à la rédaction du quotidien social-démocrate mou « Le matin de Paris », dans les colonnes duquel il signe de nombreux papiers joliment troussés, plus quelques petits scoops pas dégueus.

Pendant les deux années suivantes, il travaille pour la radio (socialisante) Canal 102, à Evry, tout en pigeant pour Radio France Melun et l’Etudiant. Après un stage à la Soméra (RMC proche-orient), il intègre la rédaction de RFM, puis celle d’Europe 2, où il va passer 4 années plutôt sympas, tout en commençant une fructueuse collaboration avec l’émission Culture pub, sur M6, à la demande d’Anne Magnien. Une collaboration qui perdurera jusqu’au début des années 2000.

En 1993, premières chroniques dans l’émission de Gilbert Denoyan, Zappinge, sur France Inter, puis dans celles de sa collègue de Culture pub, Isabelle Motrot, Zoom et Audimatraquage. Fin 94, il fait ses débuts en tant qu’humoriste dans le programme déjà culte de Laurent Ruquier, Rien à cirer, aux côtés de personnalités de la scène comme Patrick Font, Jean-Jacques Vanier, Christophe Alévêque, Chraz, Anne Roumanof, Laurent Gerra et Virginie Lemoine. Deux ans plus tard, suite à l’arrivée de Michel Boyon (ex-directeur de cabinet de Léotard et inventeur du lumineux concept de « mieux-disant culturel »), il est viré pour « inhumanité » par le nouveau directeur des programmes de France Inter, Jacques Santamaria, et courageusement lâché par Laurent Ruquier, qui trouve le gauchisme de Gérard Miller beaucoup plus présentable socialement ! A l’époque, un certain Philippe Val se voit également remercié de la station, et pour le coup, à ce moment-là, il a trouvé ça très politique !

En janvier 98, il met à profit son temps libre pour créer son premier one-man-show, « L’ami des vedettes », au Théâtre du Tourtour, dirigé par l’excellent Jean Favre et qui a fermé depuis, mais Didier n’y est pour rien (quoique). Il n’y a pas grand monde dans la salle et tant mieux, car l’artiste est plus que perfectible. Très certainement un des plus mauvais comédiens de sa génération ! Pour qualifier son jeu de scène spectaculaire, pour ne pas dire chatoyant, son aimable confrère Chraz se fendra de la flatteuse appréciation suivante : « Porte, il a pas besoin d’un metteur en scène, mais d’un ostéopathe ». Fumier.

Au mois d’avril de la même année, Didier intègre l’équipe de Oüi Fm, la radio rock parisienne pour une chronique télé matinale quotidienne qui durera jusqu’à 2006. Parallèlement, il se produit régulièrement au Point-virgule, dirigé à l’époque par la pétulante Marie-Caroline Burnat, ainsi qu’au festival Off d’Avignon. Le métier commence à rentrer !…

Fin 99, Laurence Boccolini, qu’il a côtoyée à « Rien à cirer », reprend le flambeau de Ruquier (parti à Europe 1) sur France Inter et l’engage dans son équipe. Après seulement trois mois, elle est (mal) proprement virée par le directeur de l’époque, Jean-Luc Hees, qui confie les rênes de la tranche à Stéphane Bern, à la surprise générale. Didier devient chroniqueur au « Fou du roi », deux ou trois fois par semaine en première heure ( de 11h à 12h) pendant les premières années puis, à partir de 2006, à la demande du nouveau directeur d’Inter, Frédéric Schlesinger, tous les jours de la semaine, à 12h05, en remplacement de Guy Carlier. Une promotion qui l’oblige à démissionner de Oüi fm. Il tourne son spectacle en province avec de plus en plus de succès et se produit une fois par mois au Café de la gare, à Paris. Deux compilations de ses chroniques sont publiées, « Porte flingue », chez Ramsay et « Les pipoles à la porte » à la Découverte. Au début de l’année 2010, il démarre, en plus du « Fou du roi », une chronique hebdomadaire (le jeudi) dans la Matinale, à 7h50, en alternance avec Stéphane Guillon et François Morel.  Au mois de juin 2010, un an après la nomination de Jean-luc Hees à la Présidence de Radio France par Nicolas Sarkozy, le nouveau directeur de France Inter, Philippe Val, lui signifie son licenciement de la station, en même temps que Stéphane Guillon, ce qui provoque une bronca considérable chez les auditeurs, qui iront même jusqu’à manifester devant la maison ronde, un événement sans précédent dans l’histoire de la radio. En septembre 2010, Didier publie le récit de ses déboires avec Hees et Val chez First, sous le titre « Insupportable, chronique d’un licenciement bien mérité », qui est un beau succès d’édition. Dans la foulée, il entame deux nouvelles chroniques hebdomadaires, une pour le site de Daniel Schneidermann, Arrêt sur image (le vendredi) et l’autre pour Médiapart, dirigé par Edwy Plenel, le lundi. Le samedi 13 novembre de la même année, son spectacle « Didier Porte aime les gens » est diffusé en direct par la chaîne Paris Première, qui lui a également demandé de chroniquer dans l’éphémère émission présentée par Philippe Vandel, « Le comité de la carte ». Un ultime recueil de ses chroniques de France Inter sera publié chez First au mois de mai 2011. C’est à cette même période qu’il intègre l’équipe de chansonniers de La Revue de presse, émission satirique bimensuelle diffusée avec succès par Paris 1ère, dans laquelle il endosse le rôle de « L’avocat du diable ». Une collaboration qui n’a pas cessé depuis. Il faut dire que l’émission est en direct et que les papiers des intervenants ne sont jamais relus par la production, ce qui est rarissime à la télévision.

A  l’automne 2011, Stéphane Bern, qui vient de quitter Inter, propose à Didier de venir chroniquer dans sa nouvelle émission sur RTL, « A la bonne heure », une fois par semaine, « dans un premier temps ». En réalité le « premier temps » durera quatre saisons, avant que Didier ne soit remercié sans ménagement « pour des raisons artistiques ».

Eté 2011. Gros succès pour son nouveau spectacle « pré-présidentielle », « Didier Porte fait rire les masse » au Collège de la Salle, au Festival-Off d’Avignon. Spectacle qu’il jouera également au Dejazet , à Paris, juste avant l’élection fatale.

En 2012, il publie « Présidents, poil aux dents », avec Guillaume Doizy, chez Flammarion, ainsi qu’un album de caricatures signées Morchoisme, intitulé « Ces grosses bêtes qui nous gouvernent », chez Dargaud.

En juillet 2013, il crée un nouveau spectacle à Avignon, « Didier Porte…à droite », toujours avec autant de succès. Spectacle qui sera l’objet d’une captation en direct sur Paris 1ère, le 14 avril 2015, suivie de moult rediffusions.

2015 est également l’année où il entame une collaboration fructueuse avec Daniel Mermet, qui vient de créer son site d’information, La-bas.org, après avoir été à son tour viré comme un malpropre de France Inter.

Didier enrichit sa bibliographie avec deux nouveaux ouvrages : « L’Atlas de la France qui gagne », chez Autrement, et « Didier Porte à droite », chez Fayard.

Juin 2016. Il s’apprête à jouer son nouveau spectacle « Jusqu’au bout ! » au Théâtre des corps saints, à Avignon.